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Réunion du 28 octobre 2011

Que peut l’Université de Lorraine… pour la Lorraine? 

Jean-Pierre Finance

Président de l’Université Henri Poincaré (Nancy 1)
Administrateur provisoire de l’Université de Lorraine
 

 

Vendredi 28 octobre 2011 à 18h30

Faculté de droit 
Nancy, place Carnot
Amphi. AR06

ENTREE LIBRE

Le 1er janvier 2012, sur les cendres encore chaudes des  quatre universités messines et nancéiennes renaîtra une Université de Lorraine, faisant écho par son caractère unique et régional à l’Université lorraine fondée à PAM en 1576. On y enseignait alors la théologie, les arts, la médecine.

Cette future université lorraine, cru 2012, y dispensera les mêmes cours augmentés des nombreuses matières de santé, sciences et technologies, arts, lettres et langues, sciences humaines et sociales, droit-économie-gestion, toutes aussi pointues les unes que les autres, visant tout à la fois la formation initiale et continue, la recherche fondamentale, la recherche appliquée, l’attractivité et le rayonnement territorial, la professionnalisation et l’académisme, la démocratisation et l’excellence.

En quelques chiffres: 53 350 étudiants de la première année au doctorat, 12 300 stagiaires de la formation tout au long de la vie, 7800 étudiants étrangers, 6700 personnels (administratifs et EC), un budget annuel de près de 500 millions d’euros, etc.

Ce « mastodonte », dont les chiffres peuvent donner le vertige, fait partie de l’un des plus importants établissements universitaires français de part sa dimension.

L’Université est appelée de ses voeux par la classe politique régionale, les acteurs socio-économiques et soutenue dans la démarche par l’Etat. Elle est présentée comme partie intégrante du fait métropolitain, pont de concorde entre Metz et Nancy, servant de fondations durables pour affronter les grands enjeux dans un contexte de mondialisation et de concurrence entre les territoires nationaux.

Avant l’avenir, c’est d’abord le présent qui nous concerne. Cette métamorphose se produit dans un contexte particulier de crise à laquelle la Lorraine, sans doute plus que n’importe quelle autre région française, est exposée. Ce propos n’est pas alarmiste, mais nous aurions sans doute tort de considérer ce nouveau pôle d’enseignement supérieur comme l’instrument de notre Salut. Si elle constitue indéniablement un outil de redynamisation, elle devra s’adosser à d’autres projets de développement des bassins de vie. Enfin, si l’Université est facteur de progrès, elle ne peut à elle seule contrebalancer les effets des crises, compenser la désindustrialisation et répondre à l’évolution démographique négative.

L’Université est avant tout un établissement qui a des missions, la formation et la recherche entre autres. Ces missions, qui certes se réalisent en ordre dispersé sur notre territoire, répondent à des besoins obéissant à des logiques différentes, parfois complémentaires, voire antagonistes. Dans ce cas, nous pouvons nous interroger sur l’impact réel (ou supposé) de l’Université de Lorraine sur notre territoire ? Comment l’UdL va t’elle pouvoir toucher la dimensions sociale, contribuer à stabiliser l’emploi, à le développer et à produire de la recherche qui sera comme une matière première transformable par les entreprises, et dont nous pourrons récolter certains fruits ?

Dans un premier temps il nous semble important de présenter rapidement les missions de l’Université, les implantations de l’Université en Lorraine et ses activités marquantes. Ensuite, il nous faudra expliquer ce que l’UdL est censée apporter comme réponses aux besoins des Lorrains. Enfin, la troisième partie, plus libre, rendra compte des jeux d’acteurs (au sein de l’UdL et avec les milieux socio- économiques), de la complexité des liens les unissant entre eux et de la nécessité première d’élaborer une stratégie commune à l’échelle de la Grande Région Sarre-Lor-Lux.

 
Le président,
Gilles Lucazeau
 
Le secrétaire général,
Frank-Olivier Potier
 
Vincent Lebrun 

 

2 réponses à to “Réunion du 28 octobre 2011”

  • Lili:

    Je crois qu’il y a une confusion des genres énorme en ce moment : une Université n’est pas une poule aux oeufs d’or du développement économique d’une région. Elle est synonyme d’emplois et de main d’oeuvre assurément (personnels, mais aussi jobs des étudiants, loyers perçus par les propriétaires de logements entre autres), mais un facteur essentiel de réussite est son autonomie par rapport aux jeux politiques et économiques de la région dans laquelle elle s’inscrit. L’UdL me paraît mal barrée dès le début avec un conseil scientifique qui ne veut qu’une moitié de personnels de l’Université et une moitié d’extérieurs (Région) qui croit pouvoir orienter toute la recherche au bénéfice de la Lorraine quand la richesse d’une Université c’est la diversité des parcours et des thématiques de recherches des uns et des autres. Elle me paraît mal barrée quand ses principaux promoteurs oublient qu’ils sont des universitaires d’abord (pour certains) et voient dans les personnels (collègues universitaires, personnels, étudiants) des empêcheurs de jouer en rond avec leur joujou UdL. Combien de personnels administratifs et d’universitaires sont déjà partis ces dernières années pour fuir l’UdL ?

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